« Ce qui tue, c’est de ne pas s’adapter » retour sur l’article de Michel Monteil, Sud Ouest

Publié le 04/09/2015 à 03h47 , modifié  par Michel Monteil

Sur fond de crise, des entreprises ont montré hier à Bordeaux comment dénicher de nouveaux marchés.

À la faveur de deux tables rondes, 12 chefs d’entreprise de la région ont livré leur témoignage.©  PHOTO THIERRY DAVID

PHOTO-THIERRY-DAVID

Lancer de nouveaux produits, conquérir des marchés, utiliser les moyens du numérique, « vendre autrement », selon les mots d’Elisabeth Pastore-Reiss, spécialiste du marketing durable : ces sujets ont fait l’objet de quatre heures de débat hier à la Cité mondiale, à Bordeaux, à la faveur de la 12e Journée de l’économie aquitaine organisée par les chambres consulaires et la Région.

La discussion a dégagé quelques pistes d’optimisme alors que « les derniers chiffres de l’enquête régionale de conjoncture ne sont pas bons », a indiqué Laurent Courbu, président de la CCI régionale.

Des responsables d’entreprises, de toutes tailles, ont livré leur expérience et autant de signes d’espoirs. À l’image des Drive fermiers qui répondent à la demande de consommateurs et confortent le revenu des agriculteurs. La « simplicité », le rapport qualité-prix et un bon sens de la communication ont permis à Marc Vanhove de faire du Bistro Régent un succès.

Le souhait de lutter contre les méfaits du tabac et de la pollution a donné à Soumya Tahiri l’idée d’une ligne de produits de beauté spécifiques, Noxidoxi.

« Ce qui tue, c’est de ne pas s’adapter à un nouveau marché, aux nouvelles technologies », a témoigné Laurent Bourgitteau-Guiard, créateur de l’application Fidme. Cette logique a permis à Estelle de Pins d’inviter 100 châteaux français dans son agenda d’oenotourisme Wine tour booking.

« Tout repose sur l’innovation », a conclu Alain Rousset, président de la Région, en souhaitant que, à l’image des mots « Aquitaine » et « Sud-Ouest », qui font vendre des produits de la région dans le monde entier, le nom de la future grande région soit assez fort « pour devenir une marque ».

Michel Monteil